A L’Horizon, La mer

 Création 2022

A l’horizon la mer, est une histoire d’amitié  intense et lumineuse qui retrace le parcours initiatique de deux femmes fortes et singulières dans l’univers des services mères-enfants. Béthanie, jeune mère et chanteuse fantasque, frôle sans cesse la rupture, au risque de perdre sa fille, Jeanne, qu’elle aime plus que tout. Agathe, professionnelle en tension, souhaite l’aider à investir son rôle de mère, mais le peut-t-elle vraiment ? Lorsqu’Agathe participe au placement de Jeanne, la relation entre les deux femmes se brise. Pourtant Béthanie, à la rue et enceinte de son second enfant, n’a d’autre choix que de solliciter à nouveau l’aide d’Agathe.
 
Ce récit se nourrit d’histoires de femmes dont la vie, jalonnée de heurts, est bouleversée par la maternité. Elles prennent alors parfois un temps de respiration dans des structures médico-sociales où la compagnie a séjourné plusieurs semaines et recueilli leurs témoignages, socles de la fiction que nous vous proposons.
 
Un mot d’une partenaire :
 
 » On pourrait coller plein d’étiquettes à cette pièce : santé mentale, complexité du rapport à l’institution, parentalité…. En réalité les sujets que l’on peut aborder, les fils que l’on peut tirer sont nombreux car ce qu’il y a derrière, c’est l’humain et toutes ses facettes. Ce spectacle peut parler à toute personne, que son parcours de vie ait été complexe ou plus léger.
 
Il s’agit également d’une expérience de déconstruction pour les personnes accompagnées comme pour les professionnels : nous sommes tous des êtres humains face à la complexité. Il est essentiel de pouvoir s’autoriser cette transparence. »
 

Tout public à partir de 13 ans
Durée : 1h/ 1H15
Mise en scène à partir d’octobre/novembre. Premières dates en novembre

Contact : diffusion@ciedusavonnoir.fr 06 51 72 21 84

Mise en scène et écriture : Delphine Dubois-Fabing
Jeu : Lisa Lehoux, Elvire Capezalli

 

Un mot de l’autrice 
 
« Les univers de la psychiatrie ou de la grande précarité sont souvent explorés dans des drames douloureux et sombres, les pieds dans la boue au sens propre comme au sens figuré, ou au travers de comédies trop simplistes. Les issues sont généralement tragiques comme si tout avenir heureux était inenvisageable pour les proscrites.
 
Les femmes que j’ai rencontrées m’ont fait découvrir une autre réalité. Ce qu’elles disent de leur quotidien, une joie de vivre inattendues. Pragmatiques, elles font des choix rarement évoqués dans les œuvres fictionnelles en s’affranchissant des normes et des réalités auxquelles nous voulons les cantonner. »